romans

Samedi 3 mai 2008




Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d'avant, les paillettes et les larmes, non merci. Elle décroche un job dans une résidence d'étudiants où l'on ne s'ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur coup. Heather est persuadée qu'il s'agit de meurtres. Ça tombe bien, le sublime garçon qui l'héberge dans sa sublime maison - Cooper est détective. En plus, il se fiche qu'elle fasse du 46 ! Une nouvelle vie commence pour Heather ! Pour un peu, elle porterait même une robe...
Par Elen
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Samedi 3 mai 2008
résumé:Heather est une ex-lolita reconvertie en directrice adjointe de l'université de New-York.En plus,elle est folle amoureuse de Cooper,un déctive et accessoirement ,son colocataire.Justement,celui est furieux qu'Heather mène seule l'enquête sur le meurtre d'une pom-pom girl assassinée dans la résidence.


mon avis:Meg Cabot écrit aussi bien pour les adolescents que pour les adultes en mélangeant humour,sentiments, et suspense.

 

Par Elen
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Lundi 28 janvier 2008

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Les Hauts de Hurlevent ou Hurlevent des Monts (d'autres traductions françaises du titre existent : Haute Plainte, Hurlevent, Les Hauteurs tourmentées, etc.) (titre original : Wuthering Heights) est un roman d'Emily Brontë, publié pour la première fois en 1847 sous le pseudonyme d'Ellis Bell. Il choque les lecteurs de l'époque, notamment pour l'absence de respect des conventions stylistiques et morales, ainsi que pour la noirceur des personnages et des situations. Il reçoit un accueil parfois tiède, souvent hostile de la critique. Cependant, on le considère aujourd'hui comme un des plus grands classiques de la littérature du XIXe siècle, et il possède une place non négligeable dans la culture britannique (adaptations cinématographiques, opéra, musique, etc.). On peut considérer ce roman comme le dernier ouvrage majeur du romantisme en littérature.

Le fait d'avoir été écrit par une jeune fille vivant dans une quasi-réclusion et ne connaissant pas le monde rend ce roman notable, notamment par les nombreuses analyses psychologiques et morales des personnages, souvent très dures, et qui choquèrent les lecteurs de l'époque.


RESUME:

Mr Earnshaw a deux enfants : l'aîné, Hindley, et une fille, Catherine. Un jour, il ramène d'un voyage un enfant abandonné de six ans, Heathcliff, dont l'origine restera inconnue. Hindley entre rapidement en conflit avec Heathcliff et, à la mort de ses parents, devient le maître de la maison. Heathcliff est traité plus durement que jamais.

Hindley, le frère, se marie mais il perd rapidement sa jeune femme dont il était très épris et il ne s'en remettra jamais. Catherine devient ravissante, elle est courtisée par un riche héritier, Edgar Linton, qu'elle épousera au grand dam d'Heathcliff, qui a toujours été amoureux d'elle. Cependant, celui que Catherine aime passionnément est en fait Heathcliff.

Peu après son mariage, Catherine meurt. Heathcliff, désespéré, se vengera diaboliquement. Sur Hindley et sur Edgar d'abord (notamment en séduisant sa sœur), et sa vengeance se poursuivra sur la descendance de ses deux ennemis.

Il est possible que le personnage de Heathcliff, par sa violence, ait été inspiré de Branwell, le frère d'Emily.

Par Elen
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Samedi 26 janvier 2008

Saint-Valentin,oblige,littérature romantique pendant le mois.

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La mère de Louise, dix ans, quitte la maison pour toujours en laissant un mot sur le frigo : "Louise sait faire marcher la machine à laver... Le nouveau roman de Barbara Gowdy transforme le manque en fabuleux moteur de destin- jusqu'au jour où Louise s'éprend du romantique Abel, jeune musicien qui brûle sa vie dans l'alcool.
Dans son nouveau roman, Barbara Gowdy explore les joies et les méandres d'un grand amour. Son sens du détail juste, sa connaissance du fonctionnement de la mémoire (d'éléphant...), son humour et son talent de narratrice hors pair donnent à ce livre (au sujet plus classique qu'Un lieu sûr) une grande force et un suspense auquel on ne sait se soustraire une fois le livre entamé.
Abel, jeune homme de vingt-six ans, fils adoptif des Richter, vient de mourir des suites de son alcoolisme. Louise, son amie d'enfance et son plus grand amour, ressent autant de colère que de chagrin. En se remémorant les grandes étapes des quinze années de leur romance, elle tente de comprendre.
Lorsque la famille Richter (des Allemands au passé mystérieux) s'installe dans sa rue au début des années 1960, Louise, dix ans, tombe d'abord amoureuse de la mère. Il faut dire que la sienne, "Grace Kelly de banlieue" plus prédisposée aux sarcasmes qu'à la tendresse, s'est évaporée du jour au lendemain sans laisser d'autres traces qu'une impeccable garde-robe passionnément acquise sur catalogue de vente par correspondance et un mot sur le frigo : «Louise sait faire marcher la machine à laver le linge". La petite fille rêve alors de se faire adopter par l'exotique madame Richter aux robes solaires et à la voix chantante. Idée tout à fait réaliste à ses yeux, vu que leur fils unique est lui-même issu d'une adoption !
Un peu plus tard, à force de le rencontrer dans un ravin des environs qui devient le théâtre de toutes leurs découvertes ("premiers crapauds, premières chauves-souris, premiers baisers"), Louise s'éprend d'Abel. Leurs destins respectifs, aussi romanesques l'un que l'autre, font d'eux des êtres qu'on observe et qu'on marginalise dans la cour de recréation. Ils se perdent de vue, se retrouvent mais, malgré une attirance très forte, leur amour ne parviendra pas à sauver Abel.
Ce grand roman saisissant et plein. d'esprit, parfaitement agencé entre jeu de miroirs et puzzle évoque tour à tour passé lointain et passé proche. Il tire sa force de conviction d'une impressionnante faculté à faire vivre sur le fil des personnages en manque : manque de mère, manque d'origines, manque de pays, manque de grandeur...
Au sein de la petite communauté de banlieue ancrée dans ses bienséances, le regard d'Abel et de Louise apporte fraîcheur et vérité.
Attention : grand potentiel de lecteurs et surtout de lectrices.

Par Elen
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Mercredi 23 janvier 2008

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La Chartreuse de Parme est un Roman publié par Stendhal. Cette œuvre majeure, qui lui valut la célébrité, fut publiée en deux volumes en mars 1839, puis refondue en 1842, soit peu avant la mort de Stendhal, suite à un article fameux de Balzac, prenant de fait un tour plus « balzacien » : aujourd’hui, c’est le texte stendhalien d’origine que l’on lit encore.

L’œuvre sera, jusqu’au début du XXe siècle, relativement inconnue en dehors de quelques cercles d’esthètes, de critiques littéraires, ou de personnalités visionnaires (Nietzsche), ce que Stendhal semblait appeler de ses vœux, dédicaçant son roman To the Happy Few

Paul Morand nous indique, dans la présentation de la Chartreuse de Parme en collection Le livre de poche, la raison du choix de cette ville. Stendhal l’explique dans une réponse à Balzac: il a choisi Parme parce qu’en 1838 ce petit grand-duché était le moins dangereux entre tous les cadres, pour une action qui se déroulait en Italie. Le choix de Stendhal se porte sur Parme en raison du contexte politique propre au duché de Parme et Plaisance. Parme est alors sous la régence de Marie-Louise, la seconde épouse de Napoléon Ier, que Stendhal surnomme a poor woman, et devra à son décès revenir à la Maison de Bourbon-Parme. Par conséquent, le duché ne constitue plus un élément de rivalité entre les grandes puissances et il bénéficie d’une certaine autonomie bien que Marie-Louise ait du mal à maintenir les élans révolutionnaires qui se déclarent dans sa ville, ce qui affaiblit son autorité interne et diplomatique. Stendhal s’est rendu à plusieurs reprises dans la ville qu’il jugeait assez plate. Le roman est en bonne partie imaginaire, d’abord par les personnages ainsi que par le décor qui met en scène une citadelle avec une immense tour Farnèse.

RESUME:

Le roman s’ouvre avec un Avertissement au statut trouble : le narrateur du roman y explique que l’histoire qu’il conte lui a été relatée par le neveu d’un chanoine, le chanoine Borda, qui est un personnage du roman (il apparaît au chapitre V du livre I). Cet Avertissement n’est pas du ressort de l’auteur : il suit le titre du roman, il y est donc intégré. La Chartreuse débute ainsi sous les auspices les plus ironiques, l’auteur feignant d’écrire un avertissement qui lui éviterait des ennuis politiques ou judiciaires pour le contenu de l’œuvre, mais, en attribuant cet avertissement à son narrateur, il brouille toutes les pistes, à commencer par le statut du narrateur, mais aussi les pistes spatio-temporelles, qu’il affecte de brouiller. Cette ironie pure, ce « rire absolu » selon Michel Crouzet, marque l’œuvre, qui ne peut jamais se lire d’une façon dualiste si on veut l’analyser sérieusement. (voir à ce sujet la préface de Michel Crouzet dans l’édition du Livre de Poche de la Chartreuse).

L’action du roman commence à Milan en 1796, par les confidences d’un lieutenant français dénommé Robert, qui conte l’arrivée dans Milan des armées de la Révolution, menée par le jeune Bonaparte. Ces armées réveillent, dans un peuple lombard anesthésié par la tutelle autrichienne, un vieux fond héroïque, et sont accueillies avec une gaieté folle par les Milanais dans leur majorité.

Le Marquis Del Dongo, farouche et grotesque réactionnaire, partisan de l’Autriche, se voit contraint d’accueillir les soldats français vainqueurs, dont le lieutenant Robert fait partie. À mots couverts, le romancier suggère une idylle entre Robert et la jeune marquise Del Dongo, dont le fruit sera Fabrice. Celui-ci passe sa jeunesse dans la tourmente napoléonienne. Installé à Grianta, sur le lac de Côme, avec toute sa famille, le jeune homme resserre les liens entre sa mère et sa tante, Gina Del Dongo, laquelle épouse un général italien partisan des Français, qui trouve la mort en 1814. Pendant ce temps, son père (officiel) et son frère (demi-frère) sont espions pour le compte de l’absolutisme autrichien, et triomphent quand, en 1813-1814, les armées napoléoniennes sont vaincues, et que Milan retombe sous la coupe de l’empereur d’Autriche. Fabrice trouve en un abbé nommé Blanès une sorte de père de substitution : Blanès lui apprend à lire les signes qui permettent de comprendre l’avenir, mais toutefois il omet de lui apprendre à les analyser, ce qui fait que Fabrice s’en tiendra à un rapport très naïf au monde. Stendhal dit lui-même de Blanès qu’il « jette Fabrice sur la route de Waterloo ». Apprenant le débarquement de Napoléon, enfui de l’île d'Elbe, Fabrice, poussé justement par des signes favorables, décide de se mettre à son service et part pour la France. Il espère pouvoir ainsi devenir un héros chevaleresque, ce qu’il rêve d’être.

Après des premières péripéties qui le font apparaître comme un jeune aristocrate naïf, et montrent en comparaison un peuple français (républicains compris, voire républicains avant tout) roublard et bien peu héroïque, Fabrice, alors âgé de 17 ans, parvient à Waterloo, le jour de la bataille. Celle-ci constitue pour lui une sorte d’apprentissage, pour le moins raté, comme le reconnait le narrateur : « il faut avouer que notre héros était fort peu héros en ce moment ». La guerre moderne n’est pas faite pour le héros chevaleresque, ce que Fabrice apprendra à ses dépends. Il passe son temps à ne rien comprendre à la bataille qui, loin des grandes fresques épiques, est narrée du seul point de vue de Fabrice : Stendhal, qui a été soldat de Napoléon, montre ainsi mieux que quiconque l’absurdité de la guerre moderne. Il s’agira pour Fabrice d’être héros autrement que par les armes.

Entre-temps la belle Gina, devenue veuve depuis l’assassinat du général Pietranera, faisait la rencontre du comte Mosca, Premier ministre du prince de Parme, s’installait avec lui en cette dernière villégiature, et, par commodité et faisant fi des convenances, épousait le duc de Sanseverina sans le voir plus de deux fois. De la sorte, Fabrice, chassé de la maison paternelle du fait de son engagement, rejoint sa tante à la cour de Parme. La carrière militaire lui étant fermée, il se tourne du côté des affaires ecclésiastiques et devient coadjuteur de l’archevêque Landriani. Pour autant son naturel fougueux reprend le dessus, et le jeune coadjuteur s’implique dans quelques intrigues amoureuses. L’une d’entre elle le pousse à tuer le piètre acteur comique Giletti, qui l’attaque en premier, près de la frontière autrichienne. Cet acte bénin dans un Etat monarchique (un aristocrate se défend et pourfend un « coquin »), comme cela sera souvent rappelé dans le roman, revêt une importance capitale car il confirme la prédiction de l’abbé Blanès, et voue Fabrice à la prison (la tour de Parme), son sort étant fixé par les intrigues politiques de la cour.

La cabale montée par les adversaires du comte Mosca et de la belle Gina se saisit de l’occasion. De vagues promesses d’immunité judiciaire sont faites à Fabrice, qui s’est enfui. Promesses qu’il commet l’erreur de prendre au sérieux : il se retrouve alors emprisonné dans une forteresse, au sommet de la tour Farnèse. Bien que menacé de mort, il tire de son emprisonnement une douceur particulière en tombant amoureux de Clélia Conti, fille du gouverneur de la prison (les deux jeunes gens communiquant par des moyens aussi ingénieux que variés). Avec l’aide de Clélia et celle de la Sanseverina, Fabrice parvient à s’évader. Mais la dose de laudanum administrée au gouverneur de la prison pour permettre l’évasion se révèle trop forte, et celui-ci semble en danger de mort. Rongée par le remords, Clélia fait un vœu à la Madone, celui de ne plus jamais revoir Fabrice, et d’épouser le riche marquis de Crescenzi, union désirée par son père. Celui-ci se remet, et Clélia suit son vœu. Entre-temps le prince de Parme décède officiellement d’une maladie. Un décès quelque peu « aidé » par le poison que lui a administré le poète révolutionnaire républicain Ferrante Palla, envoyé par Gina.

Le successeur du prince défunt, Ernest-Ranuce V, est sous le contrôle du comte Mosca, qui se sent désormais assez fort pour ramener Gina et Fabrice à Parme, mais aussi de Gina elle-même, dont il est follement amoureux. Fabrice ayant appris le mariage de Clélia, se livre volontairement à la prison de la tour Farnèse, au lieu de la prison de la ville, afin de pouvoir retrouver Clélia. Il est à nouveau menacé d’empoisonnement, et Gina doit promettre de se donner au jeune prince s’il intervient pour sauver Fabrice. Ce dernier est sauvé, la tentative d’empoisonnement confirmée, ce qui aboutit à l’exil du général Conti, gouverneur de la citadelle.

Gina et Mosca se marient, tandis que Fabrice devient un célèbre prédicateur. Son amour pour Clélia est cependant toujours vivant. Tous deux finissent par se retrouver, toujours dans l’obscurité, pour respecter le vœu de Clélia de ne plus voir Fabrice, et un fils, Sandrino, naît de leur union. Fabrice, pour le voir plus souvent, le fait enlever et passer pour mort, mais l’enfant tombe vraiment malade et meurt quelques mois plus tard, bientôt suivi par sa mère. Fabrice se retire alors en une chartreuse, où il meurt bientôt lui aussi. Minée par sa mort, Gina meurt à son tour. Parmi les personnages principaux du roman, seul Mosca survit, dans une fin en forme d’hécatombe et d’ironie relativement désabusée sur les perspectives d’avenir dans l’Europe du Congrès de Vienne (la richesse et la politique dominent).

PERSONNAGES:

  • Le lieutenant Robert
  • Le marquis del Dongo
  • Gina del Dongo - la comtesse Pietranera, la duchesse Sanseverina, la comtesse Mosca
  • La marquise del Dongo
  • Fabrice del Dongo
  • Son frère aîné, Ascagne del Dongo
  • L’abbé Blanès
  • La cantinière
  • Fabio Conti
  • Clélia Conti
  • Le comte Mosca
  • La Fausta
  • Le fiscal général Rassi
  • Ernest-Ranuce IV
  • L’archevêque Landriani
  • Marietta
  • L’acteur Giletti
  • Ferrante Palla, le poète républicain (« homme des bois » qui balance entre le génie et la folie)
  • Ernest-Ranuce V
Par Elen
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Dimanche 20 janvier 2008

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résumé:

Jane, orpheline, est d'abord recueillie par sa tante, Mrs Reed, tenue par une promesse faite à son mari avant sa mort. Jane Eyre est toutefois élevée comme inférieure à ses cousins qui n'hésitent pas à la maltraiter. Suite à une forte rébellion auprès de sa tante , precedee par une punition demesuree ce qui la fit tomber en syncope , Jane Eyre, 10 ans, est envoyée en internat à Lowood. Elle s’y fait une amie sincère, Helen Burns, qui décède de la tuberculose qu’elle doit aux très mauvaises conditions de l’internat ( Ce passage est fortement inspiré de l'expérience de l'auteur. Deux des sœurs de Charlotte Brontë sont en effet mortes en bas âge des mauvaises conditions de vie dans leur école, l'école des sœurs de Cowan Bridge.)
Apres l'epidemie , les conditions de vie de l'internat changent et celui-ci devient un etablissement de qualite . Après 8 années passées à Lowood - 6 en tant qu'étudiante et 2 en tant que professeur - Jane veut changer de vie et passe une annonce dans un journal pour trouver un poste de précepteur. Mme Fairfax lui répond afin qu'elle vienne faire l'éducation d'Adèle, la protégée de Mr Rochester, 40 ans, riche propriétaire de Thornfield-Hall.

Au fil des mois, la jeune institutrice apprend à connaître son « maître » (comme elle l’appelle souvent), et l’admiration qu’elle a pour lui se transforme bientôt en amour profond. Consciente de la différence à la fois d’âge et de fortune qui les sépare, elle ne peut réfréner ses sentiments, et cela même quand elle pense qu’il va en épouser une autre – la belle et fière, miss Ingram. Cependant, il lui apprend un jour que malgré son physique différent, son âge et sa situation, c’est à elle qu’il a toujours donné la préférence et qu’il veut l’épouser. Trop heureuse pour croire à son bonheur, Jane accepte et les noces se préparent. Mais le jour du mariage, Jane apprend devant l’autel le terrible secret de Mr Rochester. Marié dans sa jeunesse sous l’influence de son père et de son frère à une femme qui s’avéra folle, il ne peut en épouser une autre sous peine de bigamie. Sa première épouse est, en effet, toujours vivante et vit cachée dans les étages de Thornfield-Hall sous la garde de Grace Pool .

Anéantie, Jane s’enfuit dans la nuit pour fuir la tentation de devenir l’épouse illégitime de Mr. Rochester. Sans argent, elle erre trois jours durant dans une région inconnue avant de trouver refuge, mourante, dans la maison de la famille Rivers. Elle y reste un mois et se lie d’amitié avec les deux jeunes Mary et Diana, laissées sans fortune après la mort de leur père. Elle fait aussi la connaissance de leur frère, le pasteur St-John Rivers ( dont le nom rappele celui de John Reed son cruel cousin ce qui laisse entendre que Jane refusera la demande en mariage de celui-ci ). A sa demande, il lui trouve un poste d’institutrice dans le village, ce qui lui permet de vivre de façon indépendante. Cependant, après quelques mois il découvre sa véritable identité et lui apprend que son oncle qu’elle n’a jamais connu est mort en lui laissant un riche héritage. Elle découvre en même temps, que les Rivers sont en fait ses cousins paternels et que leur oncle (et donc le sien) les a déshérité en sa faveur après une dispute avec leur père. Elle n’est que trop heureuse de trouver enfin une famille aimante et décide de partager son héritage avec ses cousins.
Vivant dans la maison familiale avec Mary, Diana et St-John, elle se lie peu à peu avec son cousin qui exerce sur elle une forte influence. Il a la vocation de devenir missionnaire et lui propose de l’accompagner en Inde et de devenir sa femme. Ce n’est pas l’amour qui guide sa demande mais son sens du devoir religieux et l’estime qu’il a pour le courage et l’intelligence de Jane. Bien que n’éprouvant pour St-John que des sentiments fraternels, elle est sur le point d’accepter. Elle souhaite cependant retourner à Thornfield pour s’enquérir du devenir de Mr Rochester dont elle n’a eu aucune nouvelle malgré plusieurs lettres envoyées.
Elle ne trouve là bas que ruine et apprend que la maison a brûlé dans un incendie peu de temps après son départ. C’est la femme aliénée de Mr Rochester qui a mis le feu à la maison, comme elle avait déjà tenté de le faire plusieurs fois. Elle est ensuite morte en se jetant du toit au milieu des flammes. Mr Rochester, en tentant de la sauver, ainsi que les autres habitants de la maison, s’est trouvé blessé et a perdu la vue et une de ses mains. Il vit maintenant seul dans un manoir reculé. Jane va immédiatement le rejoindre et l’aime toujours autant malgré son aspect physique encore plus inquiétant. Comme plus rien ne s’oppose à leur union, ils se marient enfin.
Grâce à l’argent de l’héritage, Mary et Diana ont aussi trouvé à se marier. Jane et Mr. Rochester vivent un mariage heureux et ce dernier retrouve même en partie la vue après deux ans de patience.



Mon avis:
Ce roman est d'une tendresse infinie où les personnages affrontent des épreuves terribles,même pour leur époque.L'espoir et le courage dont ils font preuve inspirent le lecteur.Ce livre est à lire et à relire.

 

Par Elen
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Mercredi 16 janvier 2008

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Voici un extrait de ce livre magnifique qui soulève des émotions inconnues et qui je l'espère,vous donnera envie de le lire.

 

 

« Le voilà de nouveau ce beau-yolaid

apocryphe, démolisseur inné

d’anses de porcelaine ! Le voilà venu

conter ses mésaventures amoureuses !

Toujours prêt à nous tromper, le voilà qui

nous ment qu’il a aimé, qu’il a aimé du

premier amour véritablement littéraire !

Il nous dit qu’il lui écrivait ! Qu’il lui

écrivait vraiment ! Sur les mains, sur les

pieds, et même sur du papier !

Mais laissons-le dire, désormais et

à jamais nous sommes prévenus : ses

dires sont à maudire, ses mots de vagues

échos, ses phrases de fausses extases.

Laissons-le, laissons-le s’empêtrer dans

son langage futile, dans ses tourments

bilingues, dans ses “je” inutiles. Car lorsqu’il

se sera définitivement perdu ; –

peut-être est-ce nous, qui n’aurons plus

rien à perdre. »






L’histoire d’amour que vous allez lire a duré

presque un an. Elle a provoqué ensuite cinq années

de douleurs aiguës autres que dentaires. Une des particularités

de cet amour adolescent, vécu à la fin des

années soixante-dix, a été de se trouver, du fait même

que j’en fus le héros et la victime – moi, Santiago

H. Amigorena, l’illustre crapaud graphomane –

entortillé dans d’innombrables écrits. Philippine, ou

plutôt

comme ça,

amour, acceptait avec un innocent bonheur (et audelà

peut-être des limites qui pour certains circonscrivent

la perversion) que je ne parlasse pas et que

j’écrivisse constamment. Un de mes jeux préférés,

avant que la séparation ne me condamne à écrire de

nouveau dans l’infini du désespoir et de la solitude,

était d’écrire sous son regard. Un de

devrais-je plutôt écrire. Et ce n’était pas le seul.

nos jeux préférés,

rue du Regard, septembre 1980

J’essaie encore de te trouver quelques

mots. Je parie sur leur différence. Je feins de

croire que les mots que je t’écris n’ont de mot

que le nom. Je feins de croire, et je me trompe,

et j’ai raison, que t’écrivant, c’est-à-dire

écrivant sans raison, écrivant à ta petite

absence que même le téléphone pourrait combler,

t’écrivant alors que je sais que tu

m’aimes, que je sais que tu vas rentrer, je ne

fais que jouer à me souvenir. Que jouer à me

souvenir hors de l’impératif de la mémoire.

J’écris sans que le passé me le demande.

J’écris dans l’esquisse, dans l’esquive, dans

l’exquis d’un présent. J’écris à être là, et là.

J’ubiquë. Comme une langue déliée. Je

t’aime ici, et là-bas. Je t’aime ici où je suis

seul, et là-bas, où tu es seule aussi. Je ne fais

qu’être deux : moi, et nous. J’écris dans le

goût de tes lèvres. Loin de l’odeur de l’encre,

j’écris dans le goût de tes lèvres – sans dire

quelles lèvres, délicieusement. Je mélange.

Pour une fois, la parole,

malaxée par la langue et les dents,

sculpte dans la bouche : je savoure ce que je

dis. Je suis la courbe de ton sein gauche. Je

m’arrête. Je profite : je suis la courbe de ton

sein gauche et je la (pour)suis en même

temps. Je reprends. Je suis la courbe de ton

sein gauche du bout de mes cils. Et j’avance.

Je m’épanche dans tes reins en minuscules

gouttelettes sombres. Je te fais la raison de

mon absurdité. Je te fais le sens de mon extravagance.

Je te fais la mesure de mes excès. Je

te fais la lumière incandescente de l’astuce de

ton corps. Je te voile et te dévoile tour à tour.

A-letheia

perdues. Le goût de musc, le goût de camphre.

Le goût rare de ta gorge et âcre de ton ventre.

J’écris et tu m’appartiens sous toutes tes

coutures. J’écris et tu es ma langue et l’ombre

de mon silence. Et pourtant, j’écris et je

supporte à peine ta petite absence.Ton insupportable

petite absence qui – j’entends la clef

tourner, la porte s’ouvrir – va laisser place à

ton insupportable et immense présence.

Tes pas dans le couloir et tu entres dans

la chambre. Comme tu me l’avais promis,

tu es rentrée tôt.Tu es rentrée à l’heure dite.

Courbé sur la feuille, je te tourne le dos.Tu

n’as pas encore enlevé ton manteau. J’hésite

à faire semblant d’être intéressé par ce

que j’écris, à faire semblant de ne pas seulement

t’attendre sur cette page qui fut blanche.

Et puis, je lève les yeux.Tu me regardes écrire

et je laisse ma main poursuivre seule,

 

ris. Et les mots quittent la ligne pour d

tra

du cahier. Je connais ce regard. Tu me dem

demandes d

de sauter sur toi. Je vais le faire.Je te regarde en

encore un peu en

Te s l

laide . Belle et belle. Je te regarde sans plus tenir.

Je vais poser mon stylo. Je te regar

Non-non-non-non-non-non-non. Dans l’ordre.

Commençons par le milieu.

par le milieu.

dix-sept ans et l’histoire a duré presque un an. Un an

qui, par un étrange hasard, commença en septembre

1979 et se termina en septembre 1981. Cette nouvelle

année rouge et noire devait marquer la fin du troisième

tiers de mon existence et le début de son quatrième

quart. Elle devait confirmer, sans failles, la théorie des
ça qu’il s’agit.la proviseur. Elle passa sa main dans mes longs

six : premier exil à six ans, second exil à douze ans, premier

amour à dix-huit. Fin de la première défaite à

vingt-quatre. Oui, le constat est triste comme la chair :

si le premier amour dura une année – fût-elle étrangement

étendue –, la première défaite en dura cinq.

Non. C’est toujours pas ça. C’est pas ça du tout.

C’est pas de

L’histoire commence au lycée, en ce mois qui est,

selon saint Isidore, le premier de l’année, c’est-à-dire

au mois de mars. Son nom vient du fait que c’est alors

que les femelles se sentent attirées par les mâles et

désirent s’apparier. Pourquoi mon regard avait-il omis

de te caresser depuis la rentrée ? En septembre, j’étais

venu au lycée Fénelon combler un déficit masculin.

Ancien lycée de filles, le lycée Fénelon inaugurait difficilement

sa nouvelle mixité et recrutait ses futurs reclus

parmi le rebut d’autres lycées. Le lundi 3 septembre, le

jour de la rentrée, je me souviens, seul, en dehors de la

mémoire commune qui habitera à jamais cette année

joyeuse et bavarde à partir de ce jour incertain du mois

de mars où je te vis réellement, d’avoir été convoqué

avant la première heure de cours dans le bureau de

Mme

cheveux brûlés par le soleil patiniote comme si je fusse

âgé de cinq ans et me dit d’un ton de gentille réprimande

: « Faudra couper tout ça. Mes filles aiment

mieux les cheveux courts. » Si ses dires étaient vrais,

Dieu me bénisse de ne les avoir pas coupés : qu’en eûtil

été de moi si j’avais, cette année-là, été davantage

aimé? Mais sans doute elle avait tort. Car cette année-

là, je fus aimé pleinement, absolument, à l’extrême

limite du maximum qu’un être humain puisse être

aimé. Lorsque je poussai la porte de la salle de classe,

encore sous le coup de cet étrange entretien – comme

vous le savez sûrement, ô Frigidaires éclairés, en 1979,

dans un lycée public français, il était pour le moins surprenant

que quelqu’un osât demander à un élève qui

entrait en terminale de se couper les cheveux –, je compris

mon bonheur et mon futur malheur : dans la salle,

assises sagement, il y avait Béatrice, Catherine, Christine,

Isabelle, Anne, Marie, Clémence, Jeanne, Martine,

Hélène, Ève, Aude, Agnès, Véronique, Agathe,

Léa, Justine, Irène, Emma,Valérie, Estelle, Diane, Sylvie,

Nadège, Émilie, Claire,Natacha, Juliette,Nathalie,

Nathalie, Madeleine, Élodie et toi. Et Christophe. Oui,

il y avait trente-cinq élèves et nous étions deux garçons.

Je vous laisse faire le compte : soixante-six jambes,

soixante-six seins, trente-trois tendres sourires, quatorze

regards joueurs et inconstants. Plus tard, je vous

donnerai à lire quelque extrait du Traité du Narcisse (ou

de l’amour de Moi) que je commençai à rédiger au mois

d’avril après que Christine eut fait sa tentative de suicide

et que Catherine fut devenue lesbienne. Mais pour

l’instant, restons-en à ces premières impressions, à

cette douceur suprême que j’éprouvais devant cette

vision céleste, moi qui n’ai jamais aimé au lycée qu’en

nombre, qu’en diffuse profusion. C’est vrai, dans le

nombre, je ne t’ai pas vue. Debout et frappé de stupeur

à l’entrée de la salle, mon regard ne distinguait, parmi

les innombrables regards – le nombre de personnes

était fixe, les regards infinis –, que celui, déçu et soulagé

à la fois, de Christophe, le seul autre garçon de la

classe, et celui, furieux et amoureux comme si elle eût

été elle aussi âgée de dix-sept ans, de l’épouvantable

vieille carne qu’on nous proposait d’accepter en tant

que professeur d’anglais et qui, si ma mémoire est

bonne, se nommait Mme Malaurein. Christophe dura

une semaine. Le lundi qui suivit la rentrée, il était

absent – définitivement absent.Vu les conclusions terribles

qu’on eût pu tirer de sa mort, il n’en fut dit mot.

Et je ne sais si moi-même à ce moment-là, seul reliquat

mâle dans la féminine classe, je songeai statistiquement

à ce que représentait sa disparition (si 50 % des

hommes avaient péri en quelques jours, quelle probabilité

y avait-il que les 50 % restants – c’est-à-dire moi

– demeurassent en vie une année entière ?). Non, sans

doute je ne songeai pas, sans doute me suis-je dit plus

simplement qu’il était mort de joie, qu’il avait trépassé

dans l’extase que la première semaine de terminale lui

avait procurée. Car bien qu’il fût laid comme un poux,

car bien qu’il fût laid comme j’étais beau, il dut se dire

que mon corps seul ne pourrait contenter les trentetrois

corps qui s’offraient à nous. Il avait tort. Il avait

raison. Car tout ce babillage que j’aligne ici prétentieusement,

tout cet habillage sensuel, ne peut cacher la

seule certitude qui demeure en dehors de mon esprit

perturbé par sa prétention : de septembre 1979 à

mars 1980 je ne connus aucune fille du lycée Fénelon.

Elles m’aimaient sans exception et je les craignais

toutes ; et je prenais soin de mon appréhension et de

leurs amours de mon mieux : c’est-à-dire sans me laisser

aller à l’une et sans en satisfaire aucun.

rue du Regard, un des premiers soirs

où nous avons joué à ce jeu-là

Je suis assis au bureau,tu es debout derrière

moi.Tu viens de te lever du lit.Tu es nue et je sens

le sens de tes seins qui pointe à mes épaules.Non,

ne parle pas. Je sais ce que tu vas dire : pourquoi

écrire exactement ce qui est en train de se passer.

Tu lis encore.Et tu ne parles plus.Tu souris de ma

faculté de te voir sans quitter des yeux le cahier.

Tes seins jouent sur ma nuque. (Arrête, j’écris.)

Tu tournes autour de moi.Ton sein droit accoste

mes lèvres.(D’accord.Ma langue peut jouer avec

lui.) Tu jettes un regard au cahier.Tu souris.Oui,

je peux t’embrasser et écrire, remuer ma langue

alerte sur ton téton agile et agiter cette autre

langue inerte sur la feuille inutile. Quoi? Si je

peux faire plus que ça? Je ne sais pas.Arrête de

sourire comme ça.Ton sein gauche parvient à

ma bouche entrouverte. (Bien sûr qu’un autre

gros stylo tient tout seul un peu plus bas.Tes

grossière parfois !) Ton sein gauche. Puis de nouveau

le droit.L’un et l’autre passent à portée de

ma langue. Je les

(Je sais ! Mais comment tu veux que je

continue d’écrire si je ne vois plus rien? D’accord,

 

je continue.)

On ne commence jamais queJ’avais dix-sept ans.Voilà qui est dit. J’avais

Après l’amour, je me suis traîné vers le

cahier abandonné loin de ton corps. J’ai attrapé

le stylo éteint pour t’écrire une dernière phrase,

pour t’écrire encore :

Ton regard…

Je voudrais mourir pour moins que ça.

! Je joue dans des divisionsmêlée à la salive,seΦilippine, car j’ai toujours écrit son nomΦilippine, la femme qui fut mon premier
éraper hoçant des mots que je ne vois pas. Et t u souhorsun presque rien de poser le stylo etécrivant. Pour que tu doutes.Tèvres s’assombrissent. Tu es tout. Belle et lai

I

Par Elen
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Mardi 15 janvier 2008

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AUTEUR:Stendhal
GENRE:Roman
PAYS D'ORIGINE :France
DATE DE PARUTION:1830

Le Rouge et le Noir, sous-titré Chronique de 1830, est un roman écrit par Stendhal, publié à Paris chez Levavasseur en 1830. C'est la deuxième œuvre romanesque de Stendhal (après Armance).

Le symbolisme contenu dans les couleurs du titre est un bon point de départ pour comprendre les multiples significations du roman. Le rouge évoque le sang du crime, la passion (le cœur), qui s'allie au noir du deuil, de la mort. D'autre part, le noir est associé à la couleur des habits religieux du séminariste Julien Sorel, alors que le rouge symbolise la couleur des habits militaires, carrière pour laquelle Julien nourrit une ambition secrète.



RESUME:

Le roman compte deux parties : la première retrace le parcours provincial de Sorel, son entrée chez les Rênal, et la montée de ses ambitions au séminaire, et la seconde la vie du héros à
Paris comme secrétaire de M. de La Mole et son déchirement entre ambitions et sentiments.

 

partie 1:

En épigraphe, Le Rouge et le Noir , Chronique de 1830 porte «  La vérité, l'âpre vérité. DANTON » [1]. Aussitôt, Stendhal plante avec précision le décor de la petite ville de Verrières sur le Doubs et la situation sociale et politique, définissant l'atmosphère dans laquelle se forme l'état d'esprit du héros.

Julien Sorel est le troisième fils du vieux Sorel, scieur, qui n'a que mépris pour les choses intellectuelles et donc pour Julien qui se révèle très tôt doué pour les études. Au contraire de ses frères, le garçon n'est pas taillé pour les travaux de force, et sa curiosité le pousse à s'instruire par tous les moyens possibles (ce que le père Sorel appelle flâner). Si le jeune garçon peut réciter par cœur le Nouveau Testament, s'il bénéficie de la protection du curé de son village, le curé Chélan, il connaît aussi tous les détails du Mémorial de Saint-Hélène, car paradoxalement il voue une admiration sans bornes à Napoléon Bonaparte qu’il considère tout à la fois comme un Dieu et comme un modèle de réussite. Malmené dans sa famille qui le tourne sans cesse en dérision ou lui fait subir des violences, il est protégé par le curé Chélan qui le fait entrer au séminaire, puis le recommande au Maire de Verrières, Monsieur de Rênal, comme précepteur de ses enfants.

Ce sont là les débuts de Julien dans le monde de l'aristocratie de province. Malgré sa timidité naturelle, il parvient peu à peu à séduire Mme de Rênal, jeune femme assez belle, mais également d'une naïve timidité. La vie de Sorel chez les Rênal est donc marquée par sa vive passion pour Mme de Rênal et par son ambition démesurée. Il rêve de devenir une sorte de nouveau Napoléon Bonaparte. Sa vie est donc dominée par l’hypocrisie . Au "château" de Monsieur de Rênal, il doit cacher ses sentiments pour la maitresse de maison, et au curé Chélan son admiration pour Napoléon.

Au château, le jeune homme gagne rapidemment le coeur des enfants et il prend l'habitude de passer ses soirées d'été en compagnie de Mme de Rênal qu'il surprend agréablement lorsqu'elle tente de lui faire un cadeau. La fierté du jeune homme plaît à cette provinciale rêveuse, qui tombe amoureuse de lui sans s'en rendre compte. Mais le tempérament fier et ombrageux de Julien va bientôt tout gâcher : il refuse une augmentation de salaire proposée par Monsieur de Renal et repousse les avances d'Élisa, femme de chambre de madame de Rênal.

Élisa s'étant empressée de faire courir une rumeur (fondée) sur les sentiments qui animent sa maîtresse et Julien, les jaloux commencent à jaser à Verrières (Julien était devenu un homme à la mode) et du coup, Monsieur de Rênal reçoit une lettre anonyme dénonçant l'adultère de sa femme. Bien que ces racontars lui apparaissent fantaisistes, le maire de Verrières décide de se séparer de son précepteur. Julien, sur les conseils de l'abbé Chélan, quitte le domaine des Rênal et entre au grand séminaire de Besançon. Avant de partir, il a une dernière entrevue avec Madame de Rênal qui lui paraît très froide alors qu'elle lui porte toujours un amour profond. De là le malentendu qui aboutira à la tragédie. Julien l'impatient confond réserve et indifférence.

Au séminaire de Besançon, Julien est haï par ses camarades, des espèces de paysans affamés dont l'aspiration suprême est "le lard aux œufs du dîner" ; il y fait la rencontre de l’Abbé Pirard qui percevra bien son ambition, mais qui le protégera aussi. Il passera bien des moments pénibles jusqu'au jour où l'abbé Pirard lui propose de devenir le secrétaire du Marquis de La Mole. Il part alors pour Paris afin de prendre ses fonctions auprès de l'illustre aristocrate.

partie 2:

Le marquis de La Mole, personnalité influente du faubourg Saint-Germain, remarque très vite l'intelligence de Julien, qui fait aussi la connaissance de Mathilde, la fille du marquis, une personnalité remarquable et remarquée de la jeunesse aristocratique parisienne. En dépit de ses nombreux prétendants de haut rang et des origines modestes de Julien, elle ne tarde pas à s'éprendre de lui, en qui elle voit une âme noble et fière ainsi qu'une vivacité d'esprit qui tranche face à l'apathie des aristocrates de son salon.

Une passion tumultueuse commence alors entre les deux jeunes gens. Elle lui avouera ensuite qu'elle est enceinte et prévient son père de son souhait d'épouser le jeune secrétaire. Mathilde ne réussira pas à convaincre tout à fait son père de la laisser épouser Julien, mais, dans l'attente d'une décision, le marquis fait anoblir Julien et lui procure un poste de lieutenant de hussards à Strasbourg. Le fils de charpentier devient ainsi M. le chevalier Julien Sorel de La Vernaye.

C'est alors que Mathilde de La Mole appelle son amant à la rejoindre expressément à Paris : le marquis de La Mole refuse catégoriquement toute idée de mariage depuis qu'il a reçu une lettre de Madame de Rênal dénonçant (sur conseil impérieux de son confesseur) l'immoralité de son ancien amant rongé par l'ambition. Julien, impavide, se rend alors de Paris à Verrières, entre dans l'église et tire à deux reprises, en pleine messe, sur son ancienne maîtresse. Il ne se rend alors pas compte qu'il n'est pas parvenu à la tuer.

Julien attend ensuite en prison la date de son jugement, prison où Mathilde passe le voir une fois par jour mais dont les poussées d'héroïsme finissent par lasser son amant. Mathilde de La Mole, sous un pseudonyme d'abord, puis sous son vrai nom ensuite, multiplie les tentatives pour le faire acquitter, notamment en faisant miroiter à l'ecclésiastique le plus influent de Besançon un poste d'évêque. Simultanément, Madame de Rênal tente de faire pencher le procès en faveur de Julien en écrivant aux jurés que ce serait une faute et qu'elle lui pardonne volontiers son geste « maladroit ».

Malgré une opinion publique acquise à la cause du jeune Sorel, M. Valenod (qui fait partie du jury) parvient à faire condamner Julien à la guillotine, notamment à cause d'un discours provocant dénonçant les castes et l'ordre établi. À l'issue de la sentence, Mathilde et Mme de Rênal espèrent encore un recours en appel, mais Julien ne voit pas d'autre issue que le couperet. Madame de Rênal, qui s'est installée à Besançon malgré les réticences de son mari, est parvenue à obtenir l'autorisation d'aller voir Julien, qui retrouve pour elle une passion sans bornes. Malgré tous les sacrifices qu'elle est prête à consentir, Julien se résigne à la mort.

Juste après l'exécution de Julien, Fouqué (son ami de toujours) rachète son corps au bourreau. Mathilde demande à voir la tête du père de son enfant, puis empoigne la tête de Julien et l'embrasse au front. Elle enterrera elle-même la tête à côté de sa tombe, dans une grotte située non loin de Verrières où Julien avait l'habitude de s'installer. Leur enfant aurait dû être pris en charge par Mme de Rênal, mais celle-ci meurt trois jours après Julien.

Le Rouge et Le Noir;son époque:

L'affaire Berthet (
1827) représente la première source d'inspiration de Stendhal pour la trame de son roman. Ce fait divers le concernait d'autant plus qu'il se déroulait dans sa région : l'Isère. Jugée aux assises de l'Isère, elle se rapportait à l'exécution d'Antoine Berthet, fils de petits artisans, qu'un curé remarqua très tôt pour son intelligence et qu'il fit entrer au séminaire. De santé fragile, Berthet dut quitter le séminaire et ses conditions de vie trop dures pour trouver un emploi. Il devint le précepteur des enfants de la famille Michoud, puis très rapidement, l'amant de Madame Michoud, qu'il dut quitter très vite. Après un nouveau séjour dans un séminaire plus réputé que le précédent (celui de Grenoble), Berthet trouve une nouvelle place de précepteur, dans une famille noble cette fois : les De Cordon, où il séduit la fille de son employeur, qui le chasse sans attendre. Très amer de n'avoir pas trouvé de débouché à sa grande intelligence, Berthet décide de se venger. Il entre dans l'église de son village au moment où le vieux curé dit la messe, et il tire un coup de pistolet sur son ancienne maîtresse, Madame Michoud. Son procès a lieu en décembre 1827, et il est exécuté le 23 février 1828. Il avait vingt cinq ans.[
Le Rouge et le Noir est également un roman historique, car Stendhal tente de dévoiler les coulisses de la révolution de 1830, avec comme trame la structure sociale de la France de l'époque, les oppositions entre Paris et la province, entre noblesse et bourgeoisie, entre les jansénistes et les jésuites.
Dans Le Rouge et le Noir, Julien Sorel fait l'objet d'une véritable étude. Ambition, amour, passé, tout est analysé. Le lecteur suit avec un intérêt croissant les méandres de sa pensée, qui conditionnent ses actions. Mathilde de la Mole et Madame de Rênal ne sont pas en reste. Leur amour pour Julien, égal l'un à l'autre, sont mis en perspective. Tout le monde est mis à nu sous la plume de Stendhal.




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Par Elen
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Mercredi 9 janvier 2008

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"Une larme pour une goutte d'eau"



Auteur:Victor Hugo
Genre:roman
Pays d'origine:France
Lieu de parution:Paris
Date de parution:1831

 

 

RESUME:

Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui veut la faire enlever par son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esméralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers. Quand Esmeralda retrouve Phoebus plusieurs jours plus tard, elle lui laisse voir l’amour qu’il lui a inspiré. Certes, Phoebus est fiancé à la jeune Fleur-de-Lys, mais il est également séduit par la gitane. Il lui donne rendez-vous dans une maison borgne, mais au moment où il va parvenir à ses fins, Frollo survient et le poignarde.

Accusée de meurtre, la belle Esmeralda ne veut pourtant pas, pour échapper au supplice, accepter de se donner à Frollo. Quand on l’amène devant la cathédrale pour subir sa peine, Quasimodo – qui l’aime aussi – s'empare d'elle et la traîne dans l'église, où le droit d’asile la met à l’abri. Là, il veille sur elle, jaloux et farouche, espérant peut-être la séduire ?

Cependant, les truands avec lesquels vivait Esmeralda viennent pour la délivrer. Frollo profite du tumulte pour l’emmener avec lui, et tente à son tour de la séduire. Furieux de son refus, il la livre aux griffes de la vieille recluse du Trou-au-rats. Mais au lieu de déchirer la Esmeralda, celle ci reconnaît en elle sa propre fille. Elle ne peut cependant en profiter, car les sergents de ville la retrouvent, et la traînent à nouveau au gibet.

Du haut de Notre-Dame, Quasimodo et Frollo assistent à l’exécution. Quasimodo, furieux de désespoir, précipite le prêtre du haut de la tour, et va lui-même se laisser mourir dans le charnier de Montfaucon, tenant embrassé le cadavre d’Esmeralda, enfin unis pour l’éternité.


PERSONNAGES:

  • Esmeralda : très belle gitane, elle est courtisée par Phoebus de Châteaupers, le capitaine de la garde, par Quasimodo, le difforme sonneur de cloches, et par l’archidiacre Claude Frollo.
  • Quasimodo : abandonné par ses parents alors qu’il avait quatre ans pour cause de difformité, il a été élevé par Frollo. Borgne, sourd et boiteux, il tombe amoureux de la belle Esméralda qui est alors éprise de Phoebus de Châteaupers. C’est un personnage complexe, qui apparait au début du roman comme un monstre sans cœur, à la botte de Frollo.
  • Claude Frollo : archidiacre, déchiré par son amour pour Dieu et celui qu’il voue à Esméralda. Il a élevé Quasimodo et l’a fait sonneur de cloches.
  • Phoebus de Châteaupers : capitaine de la garde, il est épris de la gitane Esméralda, malheureusement pour lui, il est déjà fiancé à Fleur-de-Lys, qui s’avère très jalouse de sa rivale.
  • Pierre Gringoire : poète, il est sauvé de la pendaison par Esméralda qui accepte de se marier avec lui.
  • Fleur-de-Lys : fiancée de Phoebus, elle est très jalouse d’Esméralda. Elle ne pardonne à ce dernier qu’après la mort de sa rivale.

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ANALYSE:

Frollo est déchiré entre son amour pour Dieu et celui qu’il éprouve envers Esméralda. La naïve jeune fille découvre, quant à elle, la méchanceté des Parisiens envers les gitans.

L’histoire n’est pas uniquement basée sur l’amour qu’éprouve Quasimodo envers Esméralda. Dans ce roman, toute la vie sociale du XVe siècle est exposée : mendiants créant tout un état monarchique dans des rues dangereuses, bourgeois regardant le spectacle barbare et injuste d’une torture en place de grève, soldat commettant un crime, archidiacre trahissant sa religion en tombant amoureux et gitans dansant les rues. Tous ces rôles participent à cette œuvre autant historique que dramatique. Il faut d’ailleurs avoir à l’esprit que des chapitres entiers ne mentionnent pas la vie d’Esméralda et parlent de la cathédrale ou de Louis XI.








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TITRES A L'ETRANGER:

  • Anglais: The Hunchback of Notre Dame (Le bossu de Notre-Dame)
  • Hébreu: הגיבן מנוטרדאם (HaGibben MiNotre-Dame- Le bossu de Notre-Dame)
  • Chinois:巴黎圣母院 (Notre Dame de Paris)
  • Allemand: Der Glöckner von Notre Dame (Le carillonneur de Notre-Dame)
  • Espagnol: Nuestra Señora de París (Notre-Dame de Paris)
  • Italien: Notre-Dame di Parigi (Notre-Dame de Paris)
  • Portugais: Nossa Senhora de Paris (Notre-Dame de Paris)
  • Macédonien: Звонарот на богородичната црква во Париз
  • Néerlandais: De Klokkenluider van de Notre Dame (Le carilloneur de Notre-Dame)
  • Polonais: Katedra Marii Panny w Paryżu (Cathédrale Sainte Marie de Paris)
  • Russich:Собор парижской богоматери (Cathédrale Sainte Marie de Paris))
  • Suédois: Ringaren i Notre Dame (Le carillonneur Notre-Dame)
  • Japonais: ノートルダム・ド・パリ (Notre-Dame de Paris)
  • Hongrois: A Párizsi Notre-Dame (Notre-Dame de Paris)
  • Vietnamien: Nhà thờ Đức bà Paris
  • Croate: Zvonar crkve Notre Dame (Le carillonneur de l’église Notre-Dame)
  • Roumain: Notre-Dame de Paris
  • Catalan: El geperut de Notre-Dame
  • Türkçe: Notre Dame'ın kamburu

 

Par Elen
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Samedi 29 décembre 2007

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Résumé:

Trois soeurs qui ne se sont jamais vu doivent vivre dans un ranch ,ensemble,durant une année entière.Tout cela,dans le but de toucher l'héritage laissé par leur père.Une cohabitation dont Tess,brillante scénariste à Hollywood,Lily,plus fragile qu'un enfant et Willa,l'ombrageuse cow-girl,se seraient bien passées.Mais pour les trois héritières,l'aventure tourne bientôt au cauchemar.Un inconnu tapis dans l'ombre,crie sa haine en s'attaquant au bétail du ranch,avant de changer de proies...




Mon avis:

Personnellement,Nora Roberts est une de mes écrivains préférées.j'ai lu énormement de livres écrit de sa plume.Ceci dit,je ne les ai pas tous apprécié.Mais dans "Meurtre au Montana",ce qui m'a séduite,c'est la cohérence de l'histoire.Le lecteur se laisse facilement entraîner par l'action et s'attache sans problème à chacun des personnages,sur à celui de Lily,maltraitée par la vie et qui évolue de façon notable au fil du livre.Malgré tout,il n'en reste pas moins une histoire d'amour et c'est un des rares livres où l'on ne  saute aucune page dans l'espoir de trouver les choses moins gnangnans.Un livre pour les jeunes femmes!

www.critiquesdelivres.com
Par Elen
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